Les ramasseurs de balles, petites mains indispensables du tournoi

Comme tous les ans, les ramasseurs de balles participent activement à l’organisation du Challenger Cherbourg-La Manche. Certains d’entre eux se sont confiés à nous sur les raisons qui les ont poussés à rejoindre le tournoi. 

L’intérêt pour le rôle de ramasseur ne faiblit pas : cette année encore, 43 jeunes ont candidaté pour rejoindre l’organisation, et 41 d’entre eux ont été sélectionnés pour officier sur les courts. Venus de toute la Normandie et même des quatre coins de la France, les ramasseurs de balles sont toujours aussi heureux de participer au plus vieux challenger français du calendrier. Alors que certains d’entre eux étaient présent au tournoi de mini-tennis samedi, ils semblent tous heureux d’être là comme Coco-Arabella, âgé de 16 ans, qui vit à Cannes à l’année : « Je suis actuellement en seconde. J’ai fait une demande qui a été accepté car j’ai fait tous les courts à Roland Garros l’an dernier. Ce tournoi me plaît, on devrait en faire plus comme ça. Nous, ça nous permet de bosser notre concentration, notre travail d’équipe et notre autonomie. C’est important d’aider car le padel devient populaire par rapport au tennis. Dans ma région ils ont remplacés des terrains de tennis par des terrains de padel ».

A ses côtés son amie Nina, âgée de 15 ans, habite elle près de Caen et a également fait Roland-Garros l’an dernier, ce qui lui a permis de rejoindre le Challenger :  » Je suis actuellement en seconde. J’ai fait les grands courts de Roland-Garros l’an dernier et la finale du double mixte. J’ai fait ensuite le Rolex Paris Masters. J’ai ensuite envoyé un mail pour être ramasseuse de balles et j’ai ramené d’autres ramasseurs de Roland-Garros. (…) Il y’a une bonne ambiance,  j’ai vu des grands parents venir avec leur petits enfants, le public proche des joueurs. J’aimerais refaire le tournoi après cette année. »

Lorys, âgé lui de 14 ans, participe pour la quatrième fois au Challenger en tant que ramasseur de balle avec toujours autant de plaisir :  » Je suis en quatrième au collège Saint-Joseph. J’ai fait l’Open Féminin 50 en octobre. J’espère refaire le tournoi dans les années a venir car l’ambiance est super. » C’est également ce que pense Mahé, âgé de 8 ans, originaire d’Urville-Nacqueville, et fils du directeur du tournoi : « C’est mon troisième challenger et ce n’est sans doute pas le dernier » affirme celui qui a quasiment appris à marcher sur un court de tennis. Ces parcours inspireront encore de nombreux ramasseurs en herbe dans les années à venir.

Concernant les autres partenaires du Challenger, le tournoi peut désormais compter sur le CSE de Naval Group. L’entreprise sponsorise les tenues des juges de lignes et des ramasseurs de balles. De quoi réjouir Eric Adam, responsable de l’organisation du tournoi : « Ils avaient mis les fontaines à eau. L’an dernier ils ont payé les gourdes mais ils ont plein de contraintes. Cette année ils nous ont offert les vêtements des juges de lignes et des ramasseurs, soit 33 et 41 personnes.  C’est un gros budget . » 

Toute cette organisation repose sur l’encadrement attentif d’Alexandre Debout. Professeur de physique-chimie le reste de l’année, il devient, le temps d’une semaine, le responsable de cette équipe de jeunes, assisté par Célia Osouf et Véronique Belhomme. Ensemble, ils veillent au bon déroulement de chaque rotation, garantissant aux enfants une expérience humaine enrichissante et assurant un rouage essentiel au bon fonctionnement du Challenger.

Amaury, bénévole au Challenger Cherbourg La Manche.